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Coaching étudiant - organisation, productivité et méthodes

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Après avoir toujours été un bon élève dans le secondaire, vous avez l’impression de galérer dans vos études post-bac ? Le mot "partiels" vous fait déjà pâlir ? Vous vous demandez comment obtenir de bons résultats en classe et pendant les examens ? Voici un petit conseil de l’excellent blog Study Hacks (5 erreurs à éviter pendant les partiels): arrêtez de "réviser" !

Réviser est un mot vague qui ne veut absolument rien dire. Tout le monde "révise", mais quelles sont les méthodes qui se cachent sous ces mots ? Quelles sont les meilleures pratiques ?


  1. Lire

    Jamais très efficace, mais tellement facile. Tout le monde commence par là.
    Comment rendre cette méthode de révision plus efficace ? Lisez avec un crayon, annotez, prenez des notes sur ce qui vous semble essentiel dans votre leçon, sur une fiche à part. Pour ma part, je souligne avec des feutres de couleurs différentes selon le thème ou la nature (par exemple, pour les dates, les personnages clés, les mots de vocabulaire, etc.).


  2. Par coeur

    Vous apprenez par coeur un extrait de votre cours, selon la méthode des petits bouts, en fractionnant votre leçon.
    Comment rendre cette méthode de révision plus efficace ? Ne l’utilisez que pour des leçons que vous devez impérativement savoir par coeur, de manière exacte: par exemple, pour les listes de vocabulaire, les verbes irréguliers en langue, les croquis en SVT ou en géographie. N’hésitez pas à réciter à nouveau le même cours, même pendant 5 minutes, pendant plusieurs jours d’affilé: la mémoire est magique et réagit très bien aux piqûres de rappel.


  3. Faire des fiches

    Une méthode longue, mais qui permet, si elle est bien employée, d’atteindre un niveau de compréhension du cours bien supérieur.
    Comment rendre cette méthode de révision plus efficace ? Ne passez pas trop de temps sur vos fiches, et ne vous contentez pas de recopier. Une fois votre leçon lue, demandez vous de la résumer en 5 points principaux, pas un de plus. Ajouter à cela les formules mathématiques, la jurisprudence clé ou le vocabulaire principal. Voici le squelette de votre fiche ! Une fiche ne doit pas être exhaustive, mais vous devez pouvoir, grâce à elle, faire les exercices d’application ou rédiger une dissertation.

  4. Réexpliquer

    Réexpliquer sa leçon à soi-même ou à un proche (encore mieux, à un camarade de classe, qui pourra vous corriger et même bénéficier de votre compréhension du cours !). Une méthode très efficace, si on trouve un partenaire patient et qu’on parle vraiment à voix haute.
    Comment rendre cette méthode plus efficace ? Croyez-moi, ne vous contentez pas de revoir les principaux concepts dans votre tête. Faites l’effort de parler, d’expliquer le plus clairement possible, même devant un miroir, ce que vous avez retenu. Une méthode dérivée, celle de réécrire ce que l’on a retenu, peut mieux convenir aux mémoires visuelles.

  5. Faire des exercices d’application et des annales

    Vous mettre en condition d’examen et vous entraînez sur des exercices est une manière rassurante et très instructive de vérifier que l’on a compris son cours.
    Comment rendre cette méthode plus efficace ? Pour les matières à dissertation, contentez-vous d’un plan détaillé avec les points principaux. Ne foncez pas sur la correction dès le premier obstacle… Persévérez comme en conditions d’examen.

  6. Utilisez vos cases "Cornell"

    La prise de notes Cornell vous a ménagé deux outils "miracles" pour la révision: la case "question" et la case "résumé". Utilisez-les pour vérifier que vous connaissez l’essence de votre cours.
    Comment rendre cette méthode plus efficace ? Cachez toujours le contenu de la page quand vous tentez de répondre aux questions, et faites-le par écrit ou à voix haute, et non pas seulement dans votre tête. Essayez de restituer la case "résumé" dans son ensemble, car ce sont les points cruciaux de votre cours, si vous avez pris vos notes correctement !

  7. Dessinez une mind map !

    J’ai déjà abordé les bienfaits de la carte mentale pour réviser ses cours… Alors, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
    Comment rendre cette méthode plus efficace ? Une fois votre mind-map terminée, forcez-vous à énoncer ce à quoi chacune des bulles correspond: un concept vide n’est pas utile pour l’examen. N’hésitez pas à la recopier, deux, trois fois, et à l’enrichir à chaque nouvelle restitution par des concepts qui vous avaient échappé pendant les premiers rounds !

Et vous, comment "révisez" vous ? Ne pensez-vous pas que trop souvent, les étudiants contemplent leurs notes pendant quelques heures, sans rien arriver à apprendre efficacement ?

Comment prendre des notes ? Je me pose cette question à moi-même tous les ans, à la rentrée ! Cette année, j’ai découvert la méthode de prise de note Cornell. Je vais la tester dans les prochaines semaines, mais elle peut à mon avis s’avérer très efficace et surtout peut me faire gagner du temps.

1. Choix du papier: dans le système de prise de notes Cornell, le papier utilisé est du papier imprimante classique, une feuille blanche A4. Je ne suis pas tellement fan de ce genre de papier, surtout si on n’en a pas l’habitude: difficile d’écrire droit ! Je propose plutôt des feuilles doubles ou simples, perforées, avec petits carreaux.

2. Séparez la feuille comme suit, d’après la méthode Cocornellrnell:

Dans la partie rouge, en haut de la feuille: les références “administratives” de la feuille. C’est-à-dire la matière, la date, le numéro de page.

Dans la partie bleue, à droite de la feuille: c’est votre partie classique de prise de notes. Ecrivez en utilisant des abréviations, des listes à puces ou des tirets, et en gardant le plus important de ce que dit le professeur. N’oubliez pas tous les exemples pourtant, ils peuvent aider à se souvenir d’un point mal compris.

Dans la partie verte, à gauche de la feuille: pendant le cours ou après le cours, relisez votre feuille et écrivez les questions auxquelles le contenu de vos notes répond. Par exemple, si cette page fait la biographie de Nicolas Sarkozy, les questions dans la partie verte peuvent-être “Quand est né Nicolas Sarkozy ?” ou bien “Quelles sont les premières étapes du parcours politiques de Nicolas Sarkozy ?”. Les questions doivent être précises : ce sont elles qui vous aideront à réviser ! Vous pouvez aussi utiliser cette zone pour y lister les mots-clés ou les points importants de vos notes. Lors de vos révisions, cachez toutes les autres parties et répondez à voix haute aux questions de révision. C’est en quelque sorte une fiche de révision déjà intégrée à votre feuille de cours ! Gain de temps considérable: pas besoin de faire des fiches à part, vous pouvez même les faire pendant le cours !

cornell_remanieDans la partie jaune, en bas de la feuille : un résumé ultra-condensé de la page. Par exemple, la formule clé, le nouveau mot de vocabulaire, la loi énoncé… C’est vraiment le plus important à retenir !

Je vous propose une deuxième disposition, que je trouve peut-être plus appropriée et qui donne moins d’espace aux questions de révisions:cornell_remanie2

 

  Dans cette deuxième version, les notes prises pendant le cours ont plus d’espace. Personnellement, j’utiliserai également la partie orange pour en faire une liste de mots-clés utilisés, ou de personnages importants.

On pourrait de même imaginer, si vous travaillez avec un manuel de référence, des notes prises sur le livre pour compléter les notes prises en cours. Dans ce cas, on pourrait mixer les deux solutions: 

Alors, quelle solution vous semble la meilleure ? Je m’en vais réfléchir à une méthode de prise de notes, sur ce modèle, dans les cas où les professeurs utilisent des power points pendant la classe, et qui vous laissent le soin de les imprimer…

 

Plus d’informations sur la méthode Cornell:

http://www.davidtouvet.com/blog/archives/2007/02/11/cornell-notes-une-methode-pour-prendre-des-notes-sur-papier/

http://en.wikipedia.org/wiki/Cornell_Notes

http://profjourde.wordpress.com/2007/04/19/une-methode-de-prise-de-notes/,

Cette année, avant de partir vous dorer la pilule sur les plages de la Méditerranée, faites un bilan de votre année scolaire/universitaire. Pas seulement en terme de résultats, mais aussi du point de vue des méthodes que vous avez utilisé pour étudier. Vous avez probablement pris des notes différemment dans des matières différentes, essayez différents supports (cahier, classeur, ordinateur portable, votre mémoire…) et vous vous êtes engagé dans des stratégies d’apprentissage différentes (apprendre par coeur, apprendre uniquement le plan, dessiner des cartes heuristiques, faire des exercices d’application, faire des sujets types…). Vous avez également réviser pendant plus ou moins longtemps selon les matières. Si cela est pertinent pour votre cas, rajoutez si vous avez utilisé un manuel ou un livre de référence, si vous avez faite des recherches plus approfondies sur certains points du cours, si vous alliez constamment en cours, si vous faisiez les exercices demandés en devoir. Essayez de schématiser tout ça par écrit, rapidement et uniquement pour vous, dans un tableau.

 P1050059 (Small)

Maintenant, essayez de mettre en relation vos résultats dans chacune de vos matières et les méthodes utilisées dans chacune d’entre elles. Tirez-en les conclusions suivantes:

1) Quelles ont été les stratégies aboutissant aux meilleurs résultats ?

2) Lesquelles ont été les plus efficaces, en rapport temps/résultat ? (par exemple, vous n’aviez étudié qu’une journée au total avant l’examen, et vous avez récolté une excellente note)

3) A votre avis, lorsque vos notes ont été les moins bonnes, la stratégie doit-elle être remise en cause ? Parfois, votre méthode était tout à fait valide, mais vous avez fait un hors-sujet, vous avez paniqué, vous êtiez malade, le correcteur était de mauvaise humeur… Ce genre de circonstances. Restez réaliste, et remettez-vous en cause.

4) Pour les cas où vous n’avez pas obtenu les résultats auxquels vous vous attendiez, les méthodes des questions 1) et 2) pourraient-elles être appliquées, même avec quelques modifications/adaptations ? Il est irréaliste de vouloir appliquer les mêmes méthodes à la physique et à l’apprentissage d’une langue vivante, par exemple. Mais dans beaucoup de cas, vous pouvez vous inspirer de vos méthodes les plus abouties pour en faire profiter d’autres domaines.

Une fois que vous avez répondu à ces quelques questions, essayez de lister quelques "bonnes résolutions" pour l’année scolaire à venir. Imprimez-les, encadrez-les au-dessus de votre bureau et à la rentrée prochaine, au moment de choisir votre support, votre méthode, ou de planifier vos révisions, faites-y référence. Année après année, vous allez développer des stratégies de plus en plus adaptées, et de plus en plus efficaces: moins de perte de temps, c’est moins de temps à étudier tout court.

 

N’oubliez pas que votre meilleure stratégie est forcément personnelle et spécifique, et ce qui s’applique à votre voisin peut très bien se révéler inutile et stupide pour vous. Dans ce cas, évitez toujours les comparaisons du temps que vous avez passé à travailler, surtout que la plupart du temps, les étudiants adorent minimiser leurs efforts et se contentent d’un "j’ai riiiiien révisé", l’air paniqué. N’écoutez pas, améliorez vos propres méthodes, et tracez votre route !

Alors, vos conclusions ? Vos méthodes les plus -et les moins- efficaces ? Sont-elles toujours celles que les professeurs ou les experts en éducation préconisent ?

Alors que je papotais avec ma cousine qui passe le bac dans très peu de temps (courage So !), je me suis rendue compte que lorsque je révisais chez elle, j’aimais bien le faire dans le salon ou la cuisine, plutôt que toute seule et plus au calme dans une chambre. Pourquoi? Mon cours de management avait la réponse: c’est à cause de la facilitation sociale !

Qu’est-ce que la facilitation sociale?

C’est votre tendance à être stimulé à faire de votre mieux lorsque d’autres personnes, connues ou inconnues, vous regardent. Vos performances et votre productivité est bien meilleure dans ce cas que lorsque vous êtes seul. C’est exactement ce qui se passe dans l’effet "cuisine de ma tante": les gens passent et repassent, jettent un coup d’oeil à ce que je fais, lâchent un "oulala t’es vraiment courageuse" et s’en vont. C’est tout ce que ça prend, et ma motivation remonte en flèche !

Pourquoi ça marche?

La facilitation sociale est un concept de la psychologie sociale, cet article en donne un aperçu très complet et très clair. Cela a été démontré en 1897 par Triplett, qui a demandé à des enfants d’enrouler le plus vite possible des moulinets de canne à pêche ! Vous devinez que lorsque les enfants étaient testés par deux, ils étaient beaucoup plus rapides… Réviser dans la cuisine relève plutôt de l’effet d’audience: la simple présence d’individus passifs a une influence sur le sujet de l’expérience. Zajonc vous expliquera que cela est dû à une augmentation de l’activité corticosurrénale.

Quels sont les inconvénients?  Image de la cuisine de ma cousine

Tout d’abord, vous allez forcément être dérangé. Si vous essayez de comprendre un concept épineux de mathématiques ou de vous tester dans les conditions de l’examen, ce n’est pas une très bonne méthode. Les gens ne vont pas s’arrêter de parler dans la cuisine pour votre bon plaisir ! Choisissez donc un lieu adéquat, de "passage" mais pas non plus le salon lors du match d’ouverture de l’Euro. Ensuite, la facilitation sociale ne marche qu’avec des tâches relativement simples, ou que vous maîtrisez selon la loi de Yerkes-Dordson: il faut donc choisir des tâches où la stimulation donnée par votre entourage ne viendra pas perturber votre concentration.

Utiliser la facilitation sociale

La cuisine est un très bon point de départ: vos proches (si ils sont sympas) vous encouragent et vous donnent des popcorns… mais la bibliothèque peut être encore meilleure ! Voir tous ces étudiants suer et travailler peut jouer sur l’effet de coaction: observer tant de personnes faire la même chose que vous peut vous aider à vous motiver et vous mettre au travail.

En France, le fond de votre exposé est très important: exposés longs, académiques, précis, très techniques. Et si on demandait aux étudiants de regarder leur public et d’être compréhensibles, on ne leur demandait pas du tout d’être professionnels. En Australie, tout était plus général, plus  facile à comprendre, plus superficiel, et l’accent était mis sur la forme: les vêtements que vous portez, vos aides visuelles, si votre public était intéressé… Les 2 approches ont des bons et des mauvais côtés, je trouve.

Sur Internet, il y a pas mal de ressources pour la prise de parole en entreprise, devant des clients, comment faire pour convaincre… Dans le cadre des études, personne ne finira par vous acheter quoi que ce soit, vous n’avez pas à impressionner ou vous imposer, et en général l’exposé est obligatoire. Alors, comment utiliser et adapter ces "trucs de pro" lors d’un exposé en classe ?

Conseil de pro n°1: langage corporel

Ne restez pas planté comme un piquet ! Faites donc quelques pas de temps à autre, pour vous rapprocher de votre audience, montrer le tableau. Utilisez vos mains pour structurer. Souriez, faites comprendre que vous aimez ce sujet !

Conseil de pro n°2: maîtriser PowerPoint

Toutes les salles de classe ne sont pas équipées d’un ordinateur et d’un projecteur, mais si c’est le cas, PowerPoint peut être très utile. Sur chaque diapositive, ne mettez jamais plus de 3 informations. Respectez la règle du 20% texte, 80% image ou graphique. PowerPoint ne doit jamais déconcentrer votre public, donc oubliez les sons, les animations, les clipart des années 90. Rajoutez plutôt des photos ayant un rapport avec ce que vous dites !Microphone

Conseil de pro n°3: parler avec conviction

Croyez en ce que vous dites. Soyez impliqués. Même si le sujet est ennuyeux, trouvez-lui des applications concrètes ou des exemples dans l’actualité ou dans la vie de tous les jours. Ne récitez pas sur un ton monotone, sachez varier votre intonation.

Conseil de pro n°4: … et à votre public

Ne parlez ni aux murs, ni au tableau. Ne levez pas les yeux uniquement vers le prof pour vérifier si il hoche la tête pour prendre des notes. Parlez à votre public, posez leur des questions. Demandez simplement "Et toi Machin, as-tu entendu parler de ça et ça ?" ou bien "et parmi vous, combien ont compris l’arrêt Trucmuche ?". Faites des phrases courtes. Lorsque vous vous entraînez chez vous, demandez vous toujours "est-ce que je dirais cela dans la vraie vie ?"

Conseil de pro n°5: faites des pauses

Une pause peut avoir un effet incroyable: tout le monde va vous regarder, cela crée un mini-suspens, vous reprenez votre souffle et vos esprits, votre public intègre ce que vous venez de dire. Ne croyez pas que faire des pauses va donner l’impression que vous ne connaissez pas vote sujet: c’est plutôt l’inverse, si vous essayez de meubler.

Conseil de pro n°6: un peu d’humour =)

Surtout si votre sujet n’est pas a priori passionnant, ajoutez des petites touches d’humour pour intéresser votre public et laisser une bonne impression.

Conseil de pro n°7: papiers

On conseille souvent aux professionnels de ne pas distribuer leur résumé au début de leur présentation, pour ne pas déconcentrer le public. Si votre exposé est plutôt long (plus de 15 minutes) et assez complexe, je pense qu’il est plutôt sage de distribuer un plan, surtout si vous ne pouvez pas utiliser de projecteurs.

Conseil de pro n°8: ne regardez pas vos notes !

99% des exposés auxquels j’ai assisté en France incluait des notes. Bof. Une seul fois, un étudiant a fait son exposé en entier sans un seul papier. Rien. Tout le monde a été tellement impressionné (genre, mais est-ce possible ?) et le prof l’a félicité avec beaucoup de respect. Si vous voulez faire un bon exposé, ne regardez pas vos notes. Si vous voulez faire un exposé exceptionnel, n’ayez pas de notes.

 

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous assisté ou présenté de très bons exposés ? Comment les étudiants procédaient-ils ? Ou comment avez-VOUS procédé ?

 

Référence de "conseils de pro":

http://www.aresearchguide.com/3tips.html

Je l’avais déjà indiqué, travailler en équipe a été une part importante de mon expérience universitaire en Australie. En règle général, le nombre de membres dans chaque groupe allait de 4 à 6, et les arguments mis en avant par les profs étaient toujours les mêmes: cela vous permet de développer vos capacités de négociation, de communication, de leadership, et surtout, cela vous prépare au monde de l’entreprise, bref c’est absolument indispensable.

Seulement voilà, 90% des étudiants (et j’en faisais partie) DÉTESTENT les travaux en groupe, au point qu’au lycée on ne mène qu’un seul projet d’équipe, les soccerteamTPE. Les raisons ? Trop long, trop lourd/difficile à gérer, pas le temps de se rencontrer, "free-rider" (ceux qui ne font rien et qui bénéficient de la note finale quand même…), tensions, au final, c’est tellement plus efficace et rapide de travailler tout seul… et on ne peut pas se plaindre de sa note.

Alors, comment partir du bon pied pour un travail d’équipe ?

Pourquoi choisir de travailler en groupe ?

  • Sauf si vous voulez faire ermite, il va bien falloir y passer!
  • Un groupe peut gérer des volumes d’informations plus important
  • Un groupe peut faire plus de recherches
  • Un groupe peut faire naître plus d’idées originales, a des points de vue et des perspectives plus larges

Comment bien commencer le projet ? La Charte d’équipe

Asseyez vous avec les membres du groupe, prenez un café, et soyez le plus clair possible sur les points suivants:

    1. Nos réunions: quand, où, à quelle fréquence, et combien de temps. Ex: Tous les jeudis midi, pendant 1 heure à la biblio, jusqu’à la fin du projet.

    2. Quand est-ce OK d’être en retard, ou absent à une réunion ? Soyez précis. Est-ce que la fatigue, un exam, des raisons familiales, sont-elles des raisons acceptables?

    3. En cas de retard/absence, quand et comment je préviens les autres: Le jour d’avant, par SMS, appel, mail…

    4. Qu’est-ce que cela veut dire être à l’heure ? 5 minutes, 10 minutes, 1 quart d’heure ?

    5. Les SMS/appels/Msn Messenger sont-ils acceptés pendant les réunions ?

    6. Peut-on apporter de la nourriture/boissons ?

    7. Comment le groupe va-t-il gérer ceux qui ne disent jamais rien et ne participent pas ? Ceux qui monopolisent la parole ?

    8. Quelle sera notre méthode de prise de décision ? Vote, unanimité, majorité ?

    9. Il  aura t’il un chef de groupe ? Le danger: personne ne se présente, tout le monde se présente, ou bien le chef de groupe finit par faire tout le boulot. Mon conseil: choisissez-en un et soyez clairs sur ses tâches: liaison avec le prof, communication entre les membres, attributions à chaque membre d’une partie ?

    10. Que fera t’on pendant les réunions ? De la recherche, une mise au point, chacun parle, un seul parle ?

    11. Que faire si le travail d’un des membres est jugé mauvais par les autres ? Quels sont nos critères de qualités ?

    12. Quel est notre but ? (Avoir plus de 15/20 ? Avoir la moyenne ? Extrêmement intéressant, vous allez vous rendre compte que les buts peuvent être très différents…)

    Mon conseil: prenez tout cela par écrit et envoyez par mail à la fin de la réunion à tous les participants. Même si ce sont vos meilleurs amis. SURTOUT dans ce cas, en fait. Il n’y a jamais de bonnes ou de mauvaises réponses: le point important c’est que vous soyez tous d’accord.

    Et vous, avez-vous eu de terribles expériences de travail en groupe ? Aviez-vous commencé par une réunion de préparation ?